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un morceau, pavane pour une infante défunte



48° 52’ 34” N, 02° 22’ 08” E


Pavane pour une infante défunte
(1899) de Maurice Ravel, dans sa version orchestrale (1910), est un des morceaux les plus merveilleux qui soient, à mes oreilles. Je peux l’écouter en boucle. Ce qui rend cette composition si moderne, si contemporaine, si familière, c’est certainement l’influence qu’elle a eu sur un grand nombre de compositeurs notamment au cinéma… C’est simple et délicat. Ce côté cinématique suggère un ambiance feutrée, plutôt américaine qu’européenne, en noir et blanc, pas très éloignée d’une sorte de thème jazz triste un jour d’enterrement, ou Rocky Balboa pleurant sur son passé, un soir, au détour d’une ruelle.
La version ci-dessus par le Cleveland Orchestra dirigé par Pierre Boulez n’est pas vraiment ma préférée, je vous conseille celle du Chicago Symphony Orchestra dirigée par Daniel Barenboim dont le son est plus proche de ce que me fait ressentir l’œuvre de ce très cher Maurice (on la trouve notamment sur spotify).